Coulisses
Tournage : une journée sur le plateau de Soumeya
· Par Let's Make Your Film· 4 min de lecture

À l'été 2024, l'équipe d'Aghiles Rebrab tournait Soumeya. Plongée dans une journée de plateau, de la préparation à la dernière prise.
Été 2024. Pendant une semaine environ, une équipe entière s'est mise au service d'un seul film : Soumeya, le premier film d'Aghiles Rebrab. Voici à quoi ressemble une journée sur un plateau comme celui-là, de la préparation à la dernière prise.
D'abord, l'histoire. Soumeya a 27 ans et un entretien d'embauche qui peut tout changer. La veille, un test de grossesse bouleverse ses plans. Soutenue par sa colocataire Lynda, elle cherche une issue et se heurte au silence, puis au rejet, de ceux qui l'entourent. Avec ses 30 minutes, c'est le plus long des quatre films de l'édition 5.
Avant la première prise, il y a la préparation. La régie ouvre le décor, l'équipe installe le matériel fourni par le programme, la déco finit d'habiller les lieux. Dans un film qui suit une jeune femme dans son quotidien, tout doit sonner juste : un lieu de vie, pas un décor de catalogue.
Vient la mise en place. Le réalisateur et les comédiennes calent la scène : qui parle, qui se tait, à quel moment le silence devient plus fort que les mots. Dans un film sur le silence des autres, la direction d'actrices se joue souvent dans ces détails.
Pendant ce temps, chaque poste prépare sa part. L'image cherche la lumière et le cadre, le son vérifie chaque micro, et quelqu'un note tout ce qui devra raccorder d'un plan à l'autre : un verre à moitié plein, une mèche de cheveux, une porte entrouverte.
Puis vient le moment où tout le plateau se tait. Moteur, action. Une prise, deux prises, parfois beaucoup plus. On ajuste un déplacement, une intonation, une lumière, et on recommence.
Sur un plateau, le temps est la ressource la plus rare. Environ une semaine de tournage pour un film de 30 minutes, cela oblige à des choix. Chaque scène doit être prête, chaque changement de décor anticipé, chaque minute comptée. C'est tout l'enjeu du plan de travail, préparé bien avant le premier jour.
Ce qui rend ce plateau particulier, c'est son équipe. Les tournages de l'édition 5 ont réuni des techniciens bénévoles et des stagiaires des métiers du cinéma. Les stagiaires ne regardent pas de loin : ils travaillent aux côtés des chefs de poste, à l'image, au son, à la déco ou à la régie. Offrir aux stagiaires un vrai tournage fait partie des objectifs du programme.
La pause repas est un moment à part. On y refait la matinée, on prépare l'après-midi, on apprend à se connaître. Installer la cohésion à toutes les étapes est un autre de nos objectifs, et elle se construit aussi autour d'une table.
L'après-midi, on reprend. Les scènes les plus intimes demandent souvent un plateau réduit : moins de monde autour de la caméra, plus d'espace pour les comédiennes. Filmer une jeune femme face à une décision qui la dépasse, c'est accepter de ralentir et de laisser la scène respirer.
En fin de journée, on range, on sauvegarde les rushes, on fait le point sur le lendemain. Rien ne doit se perdre : ce qui a été tourné aujourd'hui partira ensuite au montage. Et le lendemain matin, tout recommence.
Après le tournage, Soumeya a pris le chemin de la postproduction : montage, étalonnage, mixage, sous-titrage. Sa sortie est prévue en septembre 2025 avec les autres films de l'édition 5 : avant-première à Alger, puis tournée dans le réseau des cinémathèques et des antennes de l'Institut français d'Algérie.
Tu veux vivre une journée comme celle-là de l'intérieur ? Les appels à stagiaires et les castings de Let's Make Your Film ouvrent au moment de la préparation des tournages. Garde un œil sur nos pages Stages et Casting : ta place sur le prochain plateau t'attend peut-être.


